Instants d'années (1)

samedi 30 mai 2009

Buonconvento est un petit bourg agricole se trouvant non loin de Sienne.

Le village se trouve sur l'ancienne Via Cassia reliant Sienne à Rome. Il est incerré dans les murailles médiévales en brique de 1371.

La Via Soccini traverse tout le village. A mi-parcours l'on trouve arrive devant le Palazzo Pretorio, palais surmonté d'une élégante tour inspirée de celle de Sienne.

La Via Soccini

La suite, mercredi...

jeudi 28 mai 2009

Au moins là, il n'y a pas d'ambigüités, on est bien en Italie et du coté du Lac de Garde.

Torri del Benaco se trouve un poil au nord de Garda. En allant ici, vous aurez une vue de ce charmant village côtier du lac.

Des couleurs explosives.

Ce genre de sachet de pâtes, ça donnerais presque envie de ne pas en manger tellement c'est beau à voir. Oui je sais, c'est pas très commerçant ce que je viens de dire! Mais bon, que serait l'Italie sans les pâtes? Que serait le Portugal sans sa morue? Que serait l'Espagne sans sa päella? Que serait la France sans ses escargots? Que serait l'Angleterre sans son pudding?

Que serait Manuel sans le peu de cervelle qui lui reste?

samedi 9 mai 2009

La série de fresques du panneau inférieur est une suite de 7 fresques. 4 à la gauche de l'autel et 3 à la droite. C'est quasiment à chaque panneau que Filippino Lippi a été sollicité pour le terminer ou alors simplement pour la réalisation complète.

Je ne reviendrais pas sur tous ces panneaux par leurs noms et vais finir ma suite de billets par ma dernière carte postale: la Crucifixion de Saint Pierre. Mais il faut savoir que le panneau complet se compose de 2 autres moments de la vie du Saint, à savoir Dispute avec le mage Simon devant Néron et Saint pierre libéré par un ange.

La crucifixion de St Pierre

Le dernier personnage à la toute gauche de cette fresque de crucifixion n'est autre que le maitre de Lippi, à savoir Botticelli.

Voilà, j'espère n'avoir pas saouler mon monde avec ces cartes postales de fresques (à en croire les nombreux commentaires, je crois que oui, mais bon, ainsi va la vie...

PS: vue que demain c'est le jour de Isaura (avec une surprise, les enfants), ce samedi je me suis permis de poster un second billet. Sinon, il m'aurait fallut attendre vendredi ou samedi prochain pour voir ce second billet de ce jour. Et je sais que mes abonnés m'en auraient voulut de ne pas connaitre la fin.

Le 5ème panneau (nous sommes toujours dans la suite supérieure) se nomme Saint Pierre guérissant un estropié et la Résurection de Tabitha.

Cette fresque est l'oeuvre conjuguée de Masolino et de Masaccio. Masolino est celui qui a peint les deux personnages centraux portant des turbans. On pense dans les milieux autorisés (comme on le dit quand on veut dire un truc sérieusement) que le paysage urbain est quant à lui de Masaccio.

Saint Pierre guérissant un estropié et la Résurection de Tabitha.

vendredi 8 mai 2009

Saint Pierre baptisant les néophytes

Après le panneau du Paiement du Tribut, on a Prédication de St Pierre (Masolino).

Le 4ème panneau s'intitule Saint Pierre baptisant les néophytes (Masaccio).

Une fresque avec des détails tels que l'oreille pliée par le ruban, la barbe naissante d'un des spectateurs ou encore le frisson qui agite le néophyte dénudé.

jeudi 7 mai 2009

Le cycle de fresques de la chapelle Brancacci se compose de deux suites de 7 fresques sur deux niveaux.

Les deux panneaux du billet d'hier sur Adam et Eve chassés du Paradis se trouvent sur le plan supérieur aux deux extrémités. Les 12 autres panneaux sont consacrés à la vie de St Pierre.

Felice Brancacci (négociant en soie) commanda à Masolino da Panicale en 1424 cette suite de fresque. Masaccio, alors agé de 23 ans, participa dès le début à l'exécution de l'oeuvre, l'élève dépassant le maitre. En 1427, tout s'arrête brusquement, sans que l'on sache le pourquoi du comment. Filipino Lippi terminera l'ensemble en 1481.

La lecture des panneaux se fait de gauche à droite et de la suite supérieure à celle inférieure.

Paiement du tribut

C'est ainsi qu'à la droite du premier panneau représentant Adam et Eve selon Masaccio, se trouve Le paiement au tribut autre fresque de Masaccio.

L'action est empruntée à Saint Matthieu: à la porte de Capharnaüm , le collecteur d'impôts (de dos) réclame le paiement de l'octroi à Jésus qui désigne à Pierre les eaux où il trouvera le poisson dont la bouche renferme une pièce d'argent (scène centrale). A la gauche de cette première scène, Pierre retire la pièce du gosier du poisson; à la droite, il paie le tribut au publicain (on ne voit pas cette dernière scène sur ma carte postale). L'ampleur du paysage et l'utilisation dramatique de la lumière font de cette scène l'une des plus remarquables. De plus le peintre s'est appliqué à aligner les têtes des différents protagonistes afin de souligner l'harmonie d'ensemble.

mercredi 6 mai 2009

Masaccio et son maitre Masolino ont peint sur deux panneaux différents, leurs versions d'Adam et Eve chassés du Paradis. Les deux fresques sont en total opposition d'un point de vue représentation de l'oeuvre de l'ancien testament. Autant Masolino représente les deux corps de manière statique, froide, autant Masaccio introduit les jeux d'ombre et lumières et l'expression du drame humain.

"Adam et Eve" selon Masolino

Adam et Eve selon Masaccio

Au XVII ème siècle, le grand-duc Cosme III influence un "habillement" des 4 personnages de feuillages au niveau de... bah vous vous doutez où, petits cochons!!! En 1981 une campagne de restauration est entamée et les feuilles sont "enlevées".

Si la fresque de Masolino est d'un classicisme d'école, celle de Masaccio est la plus spectaculaire.

La restauration a mis en valeur les 4 journées de travail qui lui furent nécessaires pour réaliser la fresque. Masaccio exclut toute idéalisation dans son oeuvre pour exprimer avec une poignante intensité la honte et le désespoir.

Les tâches d'ombre sur les corps et visages accentuent l'impression de relief, donnant au personnages une réalité saisissante.

mardi 5 mai 2009

Florence.

Sur la rive sud de l'Arno se trouve une église du nom de S. Maria Del Carmine (l'église des Carmes). La vieille église romane de 1268, remaniée au fil des siècles suivants, fut détruite en 1771 par un incendie. La reconstruction est du XVIII.

La sacristie et deux chapelles furent épargnées par l'incendie. Au transept droit, la chapelle Brancacci. Sans conteste majeur, l'un des chef d'oeuvres de l'humanitée et tout l'intérêt exceptionnel de la visite de cette église.

Commencée en 1424 par Masolino da Panicale et poursuivit par Masaccio (son élève), les fresques restent inachevées en 1427 (le départ pour Rome et la mort de Masaccio -1428-). En 1481 Filippino Lippi reprend l'oeuvre pour la terminer.

La chapelle dans une vision incomplète.

Les fresques ont pour thèmes la faute originelle et la vie de Saint Pierre.

3.10€ l'entrée c'est pas chère pour admirer le sublime.

Je reviendrais les jours suivants de cette semaine plus en détail avec une partie de ces cartes postales que j'ai de ces fresques.

Pour l'instant, une vue de cette chapelle où il faut payer un droit d'entrée pour passer la barrière.