Instants d'années (1)

vendredi 29 septembre 2006

Allociné: Il y a dix ans, le docteur Hannibal Lecter s'échappait de sa cellule. Clarice Starling, agent du FBI sur la touche, n'a pas oublié sa rencontre avec lui, sa présence troublante et le son grave de sa voix qui hantent toujours ses nuits. Mason Verger, un ancien patient, se souvient également d'Hannibal, puisqu'il a été sa quatrième victime. Malgré le fait qu'il ait été atrocement défiguré et mutilé, il a survécu. Il nourrit sa vengeance depuis dix ans. Devenu extrêmement riche, il promet une récompense de trois millions de dollars pour quiconque le repérera. L'inspecteur Rinaldo Pazzi lui téléphone pour l'informer de sa présence en Italie. En effet, après avoir changé d'identité, Hannibal est devenu le conservateur d'un musée à Florence. Et pour attirer ce dernier dans ses filets, Mason connaît un appât irrésistible : Clarice Starling. L'heure de la vengeance va peut-être sonner.

Florence, la capitale Toscane est pour ainsi dire le 3ème personnage de la suite du Silence des agneaux, Hannibal. Les endroits les plus remarquables de la ville sont sur l'écran. Dans le désordre et en oubliant: le Ponte Vecchio, le Palazzo Vecchio, le Duomo, le Mercato Nuovo, la Piazza della Signoria et la Galleria Degli Uffizi (la Gallerie des offices). C'est depuis une boite aux lettres d'un rouge criard sur l'une des colonnades du célèbre musée que Lecter envoie une lettre parfumée à Clarice. Vue la stature du musée, c'est sans crainte que vous devinez bien que cette boite aux lettres n'existe pas dans la réalitée sur cette colonnade. Mais dans un film US-ien, TOUT EST POSSIBLE, même l'impossible!

La gallerie des offices est, après le Louvre, le musée que j'ai adoré (et le mot est immensement faiblard) arpenter et j'en ai fait des musées, vous pouvez me croire! Moi qui adore cette période de l'histoire qu'est la Renaissance, ce musée est hors-norme: Cimabue, Giotto, Pierro Della Francesca, Fran Angelico, Le Pérugin, Corrège, Michel-Ange, Raphaël, Titien, Tintoret, Caravage mais surtout des tableaux de deux maitres que sont Botticelli et Léonard de Vinci. Incroyable de tant de chef d'oeuvres au mètre-carré! Il est dit que pour voir tout ça, on doit être prêt au sacrifice de perdre des heures dans la file d'attente. Que chaque année 1.5 millions de personnes visitent le musée. Que pour des raisons de sécuritée seules 600 personnes sont admises dans le musée. Fin février, quand j'y suis allé, ce ne fut pas mon cas (basse saison); 6,50€ le droit d'entrée. Il est impossible que je n'y retourne pas une seconde fois!

La gallerie des offices a une forme en U et les colonnades sont sous la barre transversale du U donnant sur l'Arno, le fleuve qui coupe la ville. Les extrémitées du U donnent sur la Piazza Della Signoria qui est, en elle même, un musée à ciel ouvert, et l'aile droite jouxte le Palazzo Vecchio (dont on voit le beffroi de 94m dépasser de ma photo). Vous vous souvenez du Pallazo Vecchio dans Hannibal? Non? C'est depuis le balcon donnant sur la piazza que Lecter balance l'inspecteur Rinaldo Pazzi en l'ayant au préalable éviscéré... comme pour son ancêtre.

mercredi 27 septembre 2006

Allociné: En 1938, Guido, jeune homme plein de gaieté, rêve d'ouvrir une librairie, malgré les tracasseries de l'administration fasciste. Il tombe amoureux de Dora, institutrice étouffée par le conformisme familial et l'enlève le jour de ses fiancailles avec un bureaucrate du regime. Cinq ans plus tard, Guido et Dora ont un fils: Giosue. Mais les lois raciales sont entrées en vigueur et Guido est juif. Il est alors deporté avec son fils. Par amour pour eux, Dora monte de son plein gré dans le train qui les emmene aux camps de la mort où Guido ve tout faire pour éviter l'horreur à son fils...

C'est donc dans cette charmante ville d'Arezzo que Roberto a choisi pour rencontrer sa princesse Je flanais les rues Renaissances en admirant ces palais longeant le Corso Italia, l'artère principale de la ville qui sert le soir de passegiata aux habitants. Bonnant malant, chemin faisant je me retrouve sur la Piazza Grande qui réunit les batiments les plus importants.

C'est bien simple, c'est une place en pente, entourée de maisons médiévales à tours crénelées... oh et puis vous savez quoi, j'en parlerais plus tard, à une autre occasion. J'admirais cette place en en faisant le tour, en regardant les pigeons, les écussons, les touristes (-ées), etc... Et puis mon regard se porte sur ce que je croyais être un panneau publicitaire mais qui n'en est pas un (ce panneau se trouve au niveau des personnes que l'on voit en petit à l'extrème gauche de ma photo, face à la fontaine). C'est ma seconde photo (un détail du panneau).

Surprise: c'est dans Arezzo que s'est donc tourné une partie du film de roberto Begnini! En regardant au plus près le panneau, je découvre (en Italien ou en Anglais) qu'il y a en tout 8 stations dans la ville où s'est tourné une scène, des plans du film en raccord avec l'endroit et les dialogues du passage.

Ou alors je me suis loupé, mais je n'en ai vu que deux de ces stations. Mais si je m'attendais à ça! Déjà que la ville m'a énormément plut...

dimanche 24 septembre 2006

Allociné: Philippa, une enseignante britannique de 29 ans, réside dans la paisible ville de Turin, en Italie. Un jour, son mari meurt d'une overdose. La police ignorant ses supplications, Philippa décide de se faire justice elle-même pour arrêter le meurtrier de son défunt époux. Mais elle se retrouve derrière les barreaux pour avoir tué quatre personnes par erreur et succombe au charme de l'officier Filippo, 21 ans, dont le père était le chef des carabinieri. Le jeune homme, devenu en peu de temps son confident et son ange gardien, met au point un plan qui rendra sa liberté à Philippa, au risque de sacrifier sa propre carrière et même sa vie.

Cate Blanchett est Philippa tandis que Giovanni Ribisi est Filippo (quelle imagination dans la tête des scénaristes pour les prénoms!).

Donc nos deux protagonistes d'enfuient de Turin pour se cacher du coté de Montepulciano. Il y a une scène où, il me semble que c'est le père du carabinieri, vient les rejoindre là où ils se sont cachés sans que personne ne sache de leur cachette. Cet endroit mystérieux est en contre bas de Montepulciano, dans l'église Madonna di San Bagio. Eglise inaugurée en 1529 par le pape Clément VII de Médicis. Une église de forme de croix grecque avec ce qui devait être deux clochers de par et d'autre de l'entrée mais un seul clocher fut réalisé. C'est derrière ce clocher, sur un banc de pierre faisant corps avec l'église que les attends nos deux fugitifs.

... et je me suis assis à la place de Cate Blanchett! C'est con la vie!

vendredi 22 septembre 2006

Fin 2002, je préparais mon séjour à Florence pour fin février 2003. J'avais des guides pour m'aider. Et puis je suis tombé sur une photo d'une route, alors non seulement j'ai eu envie de l'emprunter mais surtout, de la voir. Un but en soi...

A Florence, énormément de cartes postales de cette même route si typique de la région. Sauf que je ne savais pas où elle se trouvait. Je voyais bien qu'un village du nom de Monticchiello revenait souvent pour accompagner le paysage mais ça m'aidait pas plus que ça.

En 2005 je suis allé plus au sud de Florence, du coté de Sienne. Plus que de rester au même endroit (comme à Florence, mais ça se justifiait vue l'importance de la ville), je me suis mis à me ballader alentour de Sienne. Cette route tant mystérieuse ne fut pas pour l'année 2005.

Rebelotte en 2006: je redescend encore plus au sud, du coté de Montepulciano (si au sud que j'ai mis le pied en Ombrie). J'avais depuis repéré Monticchiello sur la carte et ça se trouvait pas loin du village où se trouvait mon hotel, Chianciano terme. C'est très simple: venant de Pienza en direction de Monticchiello, juste à l'entrée du village, sur la droite, une route, La STRADA!!!

Je l'ai montée et descendu bien une douzaine de fois durant mon séjour d'une semaine! Une fois de plus et je vomissais presque mon déjeuner de tant de virages!

Quand le rêve sur bouquin devient des virages à droite et à gauche. Le bonheur, c'est simple comme des coups de volant.

PS: qu'est ce que ma photo est sombre! Faut dire que la lumière était faible du fait de ce trop plein de nuages! C'est dommage.

samedi 16 septembre 2006

Les villes Italiennes ont cette petite touche d'avoir des places (piazza) hautes en couleurs et, même si ça n'a pas été fait exprès lors de la construction des batiments qui jouxtent ces places, ces places sont très photogéniques. Que ce soit la Piazza del Campo (Siena), la Piazza Grande (Arezzo), la Piazza Pio II (Pienza), la Piazza dei Miracoli (Pisa) ou tout simplement la Piazza della Signoria à Firenze.

Cette dernière est un écrin d'architecture en plein Florence. Aussi un musée en plein air, même si certaines oeuvres sculpturales sont depuis dans des musées, à l'abri des ravages de notre civilisation (alors que le centre-ville Florentin est interdit aux véhicules). C'est le cas pour ce lion baptisé Marzocco, qui est le lion de Florence s'appuyant sur un lys héraldique. L'oeuvre originale, de Donatello est conservée dans le musée du Bargello.

Si ce lion vous semble si familier, c'est que vous en avez vu des copies partout où que vous alliez. Si si, j'vous jure qu'c'est vrai. Combien de piliers d'entrées de propriétées n'a pas ce lion en double qui trône au dessus? A certains c'est des aigles, d'autres des chevaux voire des nains de jardins. Mais le lion que vous verrez dès demain chez votre voisin, il vient de ce tout premier qui est majestueusement à Florence...

Dans d'autres villes Toscanes féodalisées à Florence se trouvent en leurs entrées une représentation du lion Florentin, c'est le cas pour Montepulciano.

jeudi 14 septembre 2006

Pistoia est une ville se trouvant à 36km à l'Ouest de Florence. L'urbanisation fait que la ville est assez étendue et c'est pas l'autoroute A11 reliant Florence à Carrara qui va aider à éviter qu'elle ne s'agrandisse encore plus. Pistoia a un très beau centre ville dont les monuments sont ramassés les uns à cotés des autres. L'ospedale del Ceppo est l'hospital de la ville. Un corps de batiment très vieux puisque fondé en 1277. Son nom vient du tronc d'arbre (ceppo) qui servait à recueillir les offrandes. Précédant l'entrée, un admirable portique Renaissance (1514) ressemblant à celui de l'hospital des Innocents à Florence. Tout aussi interressant, cette frise en terre cuite vernissée provenant des ateliers des Della Robbia datant de 1530. C'est un ensemble de 7 panneaux illustrants les 7 oeuvres de la miséricorde: vêtir les malheureux, acceuillir les pélerins, visiter les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts, donner à manger à ceux qui ont faim et à boire aux assoifés. Entre les panneaux, des représentations de femmes symbolisants les vertues: la prudence, la foi, la charité, l'espérance et la justice. Au dessus des piliers, des médaillons. C'est un hospital, donc ça ne se visite pas. De toute façon le principal est vue du dehors.

vendredi 8 septembre 2006

C'est tout ce que j'adore! Pas vous?

Le ciel était orageux, le soleil ras sous les nuages et j'ai eu droit à un bout d'arc en ciel que l'on devine à peine sur la photo n°2 sur la droite de celle-ci.

Les moissons étaient finies, du coup la dominante du paysage étirait sur le jaune. Effet encore plus accentué en fin de journée.

Deux paysages Toscans pris lors de mon dernier jour

 

vendredi 1 septembre 2006

Au mois d'aout 2006 je suis allé si au sud de la Toscane, du coté de Montepulciano, que je me suis permis un jour, une petite incursion en Ombrie pour passer quelques heures dans la ville qui a vue naitre l'un des maitres de la Renaissance Italienne, Le Pérugin à Città della Pieve. C'est dans cette ville toute de briques que se trouve le chef d'oeuvre du maitre, à savoir une fresque l'adoration des Mages (1504) dans l'oratoire de S.Maria Dei Bianchi.

Depuis la Via S.Maria Maddalena

C'est une ville dont le centre historique médiéval est très vaste et très bien conservé.

 

Il y a deux artères principales et c'est presque au bout de l'une d'elles, de la Via S.Maria Maddalena, que se trouve le Vicolo Baciadonna. Ce passage est tout simplement la rue la plus étroite de toute l'Italie! Depuis la Via S.Maria Maddalena, on passe tranquillement de face (en faisant déjà attention à ne pas se frotter les épaules aux murs), mais plus on avance et plus ça se corse. Tant et si mal que l'on est obligé de faire comme les Bananarama walking like an Egyptian! On abouti à la Via S. Egidio après une petite courbe en son milieu.

 

En tout cas cette petite rue a un nom qui est tout un programme, La Baciadonna, le baiser des Dames...

                                                                                      Coté Via S.Egidio