Instants d'années (1)

jeudi 31 janvier 2008

L'Algarve.

Cette région est promesses de bords de mer, d'eau chaude, de soleil. Pour d'autres, c'est les terrains de golf ouverts toute l'année. Grosso-modo, si on va là bas, c'est pour aller faire trempette de ses guiboles dans l'eau. Si on vient des Pays-bas, de Grande-Bretagne ou d'Allemagne, on cherche le farniente. Ok, c'est une juste cause surtout après une année de dur labeur...

Mais l'Algarve c'est pas seulement ça.

En bordure de région de l'Algarve avec l'Alentejo se touve la Serra de Monchique avec un point culminant à Foia (alt 902m). Un chti peu plus bas se trouve la capitale de la serra, Monchique (458m).

L'attrait principal du village est le portail manuélin de son église (XVI). Il est célèbre de part ses colonnes torses qui se prolongent en une cordelière d'ornementation nouée.Le portail XVIème de l'église de Monchique

samedi 26 janvier 2008

Comme annoncé à Sylvie, voici un autre cliché de Ferragudo, ce petit village typique d'Algarve (sous entendu: pas encore bétonné et résistant à l'envahisseur Landa et de son fric). Blandine va aussi être contente que je parle de son village.

Le village depuis le pont accédant au village tout blanc de Ferragudo. En aout, tout au sud du Portugal, je crois que l'on peut dire que le temps de ma photo est plus que normal; de quoi soulager ceux qui sont dans la froideur de cet hiver 2007-2008 et de se dire (tout comme moi) qu'il reste encore 7 mois à attendre avant de repartir...

2 choses sont visibles sur ma photo: l'église et Portimão.

Certaines personnes disent que de temps en temps, elles doivent voir le clocher de leur église. C'est une sorte d'image pour dire que quand on est loin de personnes que l'on aime ou de sa région natale, c'est presque un besoin vital de retourner voir ses sources, ses racines, au moins une fois l'an. Blandine et Sylvie, peu visible mais facilement reconnaissable, le clocher de l'église de vôtre village.

Sur la ligne d'horizon, à la toute droite, on remarque au loin un batiment. C'est une larme de ce qu'il y a comme batiments bétonnés défigurant la ville de Portimão, de l'autre coté du fleuve. On est bien mieux de ce coté-ci du fleuve. Un peu comme un St Tropez humain aux cotés d'un Marseille tentaculaire.

lundi 14 janvier 2008

Le retour de Manu-la-science.

En bordure de la N1 reliant Porto à Lisbonne, se trouve un édifice religieux marquant l'apogée du gothique dans toute la péninsule Ibérique, le monastère de Batalha. Monastère que tout Portugais connait.

L'Histoire: le 14 aout aout 1385 a lieu une bataille entre Portugais et Espagnols, entre deux prétendants au trône du Portugal: Jean 1er de Castille (gendre du roi défunt) et le fils naturel de Pierre 1er, Jean de la dynastie des Avis. Si Jean 1er gagne la bataille, le Portugal passe sous domination Espagnole.

Ca va, Manu-la-science a bien expliqué les faits?

Jean de la dynastie des Avis gagne la bataille et sera roi du pays de 1385 à 1433. Cette bataille assurera l'indépendance du pays pendant 2 siècles. Jean avait promis l'édification d'une superbe église à la Vierge s'il gagnait contre les Espagnols.

Le monastère de Batalha (bataille en Portugais) sera entrepris dès 1388.

Les deux photos ci-bas sont d'une partie de l'édifice que j'ai toujours trouvé incroyable. Cela se trouve derrière le choeur de l'église et cet endroit se nomme Capelas imperfeitas (Chapelles inachevées). Commencées en 1434 par le roi Duarte (1433-1438), l'un des fils de Jean, ces chapelles devaient être les tombeaux de tous les rois du Portugal.

Sauf que tout s'est arrêté sous le règne de Jean III (1521-1557), l'un des fils du roi Manuel 1er. Il nous reste le début des voutes et surtout cette splendide porte monumentale de 15mètres de haut, typiquement art Manuélin tout en guipure de pierre, par laquelle on pénètre dans ces chapelles.

Quiconque ne connait pas le Portugal se doit de faire un arrêt obligé au monastère de Batalha; ces chapelles inachevées ne sont pas son seul trésor: on y trouve aussi un cloitre Royal (l'un des plus beaux au monde avec celui des Jéronimos) et dans ce qui était la salle du Chapitre, le tombeau du soldat inconnu depuis 1921.

Après une entrée royale, le ciel comme plafond pour nous saluer