Instants d'années (1)

jeudi 29 mars 2007

Voilà une bien belle émission sur le Portugal diffusée à la télé Française hier soir sur la 3.

Peu de choses que je ne savais déjà; peu de choses que je n'ai vu de mes yeux.

Si la première partie était sur Lisbonne, la troisième était sur le Fleuve Douro et la ville de Porto. C'est ainsi que chemin faisant on est passé par le Palacio de Mateus (non loin de Vila Real). J'aurais l'occasion de revenir sur ce palais baroque z'içi. Mais déjà je peux vous dire que l'un des propriétaires a fait visiter la chapelle (visible sur la gauche de ma photo) que l'on ne visite jamais puisque fermée au public. Ou alors les deux fois que je suis aller à Mateus, j'ai vraiment pas eu d'bol!!!

Mattez moi ce Mateus

Qui dit Douro, le fleuve dit aussi la région où l'on cultive le célèbre vin. Là aussi je reviendrais dessus mais pas trop en fait car s'il y a bien une région que je n'ai pas visiter à 100%, c'est bien de remonter son cours. A voir le documentaire, j'en suis venu à avoir l'idée de mes vacances 2008, puisque cette année je suis calé!

J'ai quand même arpenté la région précise où le vin est cultivé et j'en ai des souvenirs de paysages splendides plein la tête.

Un vignoble à perte de vue et plus que la vue elle même!

Tout ça m'a donné envie de prendre mon baluchon et de m'en aller là bas! Pas vous?

mercredi 28 mars 2007

Pour qui n'est pas au courant, le Portugal a eu son heure de gloire début XVI. Le roi de l'époque était Manuel 1er (non non, je ne parle pas de moi) et sous son règne (1495-1521) une ère nouvelle de découvertes apporta au pays richesses et grandeur. La partie la plus visible de cette richesse est l'architecture dite Manuéline. Elle se traduit par des détails qui sont une sphère armilaire (que l'on retrouve de nos jours dans le drapeau du pays) emblème majeur du roi, la croix de l'ordre du Christ (que l'on dessinait sur les toiles de caravelles), des piliers en colonettes torsadées et enfin des cordages ornant voûtes, colonnes et arcs, ceignant l'extérieur et l'intérieur des batiments.

Mais cet art ne se résume pas seulement à l'architecture des batiments puisque l'on parle aussi d'art Manuélin en orfèvrerie (tel l'ostensoire de Bélem), en peinture et sculpture. La faïence subit l'influence de la porcelaine chinoise; le mobilier adopte les procédés de décoration venus d'Orient.

A travers tout le pays, une touche Manuéline est rajoutée aux vieux batiments souvent religieux. Vous avez par exemple la porte monumentale de Batalha ou la fenêtre de Tomar...

Si je vous parle de tout ça c'est que ce soir sur France 3 vous avez Des racines et des ailes et que le premier des 3 reportages est sur Lisbonne et les témoignages parvenus à nos jours de cet art Manuélin. Inévitablement on va parler des deux monuments majeurs Lisboètes que sont le monastère des Jéronimos et la Tour de Bélem qui sont de cette époque et, typiquement Manuélin. Il est évident qu'en ce qui me concerne, ce soir, c'est pas soirée-cinéma.

La caresse d'un palmier sur une tour grâcieuse

Une autre tour.

Mon beau Cyprès, mon beau Cyprès, protège moi de ta grandeur.

Le monastère des Jéronimos

Si le second reportage est sur Goa, un ancien comptoir Portugais en Inde (n'est ce pas Cristina?), je suis plus interressé par le dernier qui parle de la région du Douro, la région où se produit le fameux vin, région à une centaine de kilomètres en aval de la ville de Porto. Région que que je connais de l'avoir souvent traversée.

PS: sur TV5 Canada, cette même émission va être diffusée prochainement et on en voit un peu plus avec la fiche détaillée de ce Des racines et des ailes.

vendredi 23 mars 2007

Petit rappel.

... donc je regardais cette procession religieuse qui venait de commencer au bas du Largo da Républica au niveau de l'église (que l'on devine facilement en haut à gauche de ma photo). Je suis pas très religieux pour un sou (une église ou une cathédrale, c'est plus un monument à voir qu'un lieux de culte, dans ma vie de tous les jours). Donc, pas très religieux, et je regardais les évènements se passer devant moi. Quand je parle de procession religieuse, alors pour ceux qui ne connaissent pas, c'est quasiment le même ordre: en premier des gamins qui ont des tenues des différents Saints qui marchent les uns derrière les autres, puis vient les prêtres et le curé de la paroisse (et là les gens sur les cotés se baissent en faisant le signe de croix), puis la fanfare clôt la procession. Suit la foule des fidèles, des quidams comme vous et moi... surtout comme vous!

Comme s'il n'y avait pas assez de vent!

A un moment donné ce tuba est passé près de moi et la déformation que je constatais a fait tilt dans ce qui me sert de tête! Attendez, je pouvais pas louper une photo en gros plan de cette brillance dorée. Donc le petit bonhomme que je suis est allé plus en avant sur le parcours et cela donne la photo du lien plus haut donné.

Ce qui est marrant dans cet effet de style, c'est que je l'ai revu recemment sur un autre blog de photos au jour le jour, dont le nom est cmonoeil, comme quoi les bonnes idées sont universelles.

mardi 20 mars 2007

Lors de mon 4ème séjour dans la capitale Portugaise, je me suis baladé une seule journée au hasard des rues. Sans but précis, je déambulais au gré des batiments que je voyais et qui m'attiraient; d'une vue sur le tage depuis une petite place; d'un parc ombragé pour me reposer.

Pour qui connait, je m'étais cantonné du coté des quartiers de Estrela, Madragoa et Lapa. C'est ainsi que j'ai rencontré ce peintre qui avait pas mal avancé dans son tableau. Comme on le devine sur son oeuvre, au milieu de cette place se trouve un arbre qu'une large treille supporte ses branches. Tout autour du tronc des bancs pour permettre de se reposer, de conter fleurette à sa belle, de somnoler sous la chaleur, etc...

Simplement je me suis assis sur le banc immédiat du peintre et l'ai vu faire. Je n'avais que ça à faire de cette journée. J'y suis resté bien une demie-heure à le voir faire. Et cette photo est l'une des 4 que j'ai prises de lui...

Quand le peintre peint, le manu regarde faire... en silence.

vendredi 16 mars 2007

Suite à certains commentaires de vous sur la bibliothèque Lello e Irmão dans la ville de Porto, je pourrais vous dire qu'il est facile de la trouver. Elle se trouve au 144 rua Carmélitas. Bon, quand on connait pas, c'est comme si je vous avait rien dit de plus. Par contre elle se trouve non loin de la tour dos Clérigos, tour qui se voit de très loin puisque la plus haute de la ville (et du pays, de surcroit).

Avec le point de vue que j'adjoint à ce billet, vous voyez bien qu'en se positionnant face à la tour dos clérigos, la librairie est sur votre gauche, derrière une place fleurie. En plus vous pouvez pas la louper: sa façade est toute blanche et d'aspect originale ( qui ne déparaille de l'intérieur).Non loin de la tour...

Voici ce que dis mon guide du Routard: "on se croirait dans un cabinet de curiositées dédié aux belles lettres, dans une somptueuse bibliothèque de chateau, dans l'annexe savante d'un prince navigateur". Cet endroit extra-ordinaire se trouve dans cette bonne ville de Porto et c'est une librairie, tout simplement. C'est la librairie Lello e Irmão. Une librairie dont le but premier est de vendre des livres au commun des mortels comme vous et moi, mais où il est possible aussi de déguster un petit porto, une tasse de café ou de thé si l'on monte au premier étage. Un petit bar est prévue pour cet effet.

Le batiment est de 1881 et la fondation de la librairie en elle même est de 1904 par une famille de libraires-éditeurs.

Se perdre dans la contemplation de la librairie avant de se plonger dans de beaux livres...

Au même titre que la cathédrale, que la tour dos clérigos ou la promenade long des Cais da Ribeira, la visite de cette bibliothèque restera un moment inoubliable. De la même manière que j'ai mes endroits de pélerinage à chaque fois que je vais à Paris, cette bibliothèque est l'un de mes endroits de visite à chaque fois que je m'en vais à Porto...

vendredi 9 mars 2007

Monsaraz est un village haut perché (à la manière d'un Marvaõ) qui se trouve dans la région de l'Alentejo, à une huitaine de kilomètres de l'Espagne à vol d'oiseau. Le village surplombe le Guadiana, le fleuve qui, a deux reprises, fait frontière commune avec le pays voisin.

La taille de pierre est un art qui se perd.

Monsaraz est entouré d'une muraille qui a plus l'attrait d'un simple haut mur qu'un élément défensif. Ma photo est une voie d'accès du village en la chose d'un passage vouté. Ce que j'aime bien dans cette partie muralle (et du coup de l'avoir pris pour la postéritée), c'est sa conjugaison de différentes pierres (dont je tairais le nom mais je reconnais au moins du schiste). Bien fouttu quand même.