Instants d'années (1)

dimanche 15 janvier 2006

Dans la ville de Florence (Italie) se trouve le Palazzo Vecchio, un palais qui a appartenu aux Médicis. Ils ont par la suite acheté le Palazzo Pitti qui se trouve de l'autre coté de l'Arno, le fleuve qui traverse Florence. Les Pitti sont une riche famille qui étaient les concurents des Médicis. Ils se sont ruinés à construire un palais qui serait plus grand que le palais des Médicis et ce sont ces derniers qui l'ont racheté et finis.

 

 

C'est de là que leur (ancien) palais est devenu Vecchio. Ils ont enrichis les intérieurs de tableaux magnifiques et certains des plus connus comme cette vierge à l'enfant de Raphael, qui se trouve dans la Galleria Palatina. Je trouve magnifique de se trouver nez à nez avec un tableau que l'on connais de l'avoir vu dans des émissions, des docs ou même en copie. Et puis le voir pour de vraie! Croyez le ou non, mais je suis bien resté 20mn devant ce tableau, le buvant du regard. Il faut dire que je me disais que ce serait pas demain la veille que je le reverrais... Alors j'en ai profité.

Fiche technique:

Film Indien

Titre VO: Kabhi Khushi Kabhie Gham

Date de sortie: 26 mai 2004

Genre: Bollywood

Durée: 3h29

Scénario : Karan Johar, Sheena Parikh

Image : Kiran Deqhans

Musique : Jatin-Lalit, Sandesh Shanilya

Avec: Jaya Bachchan (Nandini Raichand), Amitabh Bachchan (Yashovardhan Raichand), Kajol (Anjali Sharma), Shahrukh Khan (Rahul Raichand), Hrithik Roshan (Rohan Raichand), Kareena Kapoor (Poo), Rani Mukherjee (Naina)

Synopsis:

Chez les Raichand, la famille, c’est sacré. Jusqu’au jour où l’aîné Rahul tombe amoureux d’une jeune fille qui ne plaît guère au paternel, Yash. Entre les chansons et les danses, le drame éclate.

 Namasté à tout le monde.

Mon avis:

Dès le début, lors du logo de la firme production de ce film, une petite surprise: quelques notes de musique sans paroles de la chanson titre de Kuch kuch hota hai.

Rohan rentre chez lui, dans sa famille. Un famille de nantis vivant dans un palais avec beaucoup de monde pour les servir. Le père est très fortuné et possède un empire grace à ses entreprises. Tout ce monde est contend de la venue de Rohan qui vient de finir ses études et qui va poursuivre la destinée au sein de l'entreprise familliale.

Il surprend une conversation entre sa mère et la dame de confiance de cette dernière. Sa mère dit qu'il ne faut pas que Rohan sache que Rahul, son frère aiiné, parti 10 ans plus tôt on-ne-sais-où, est un orphelin que son mari et elle ont adoptés avant la naissance de leur vrai fils. Mais voilà, Rohan a tout entendu et les deux femmes se mettent à lui raconter les évènements de 10 ans plus tôt.

 

Flashback.

Rahul vit avec son petit frère Rohan, que l'on appelle famillièrement bouboule, puisqu'enveloppé et mangeant un peu trop de tout. Ils vivent ensemble avec mère et père dans un palais luxueux. Le père a des vues de mariage pour Rahul avec Naina, une fille de leur rang. Mais voilà que Rahul tombe amoureux de la fille de ceux qui tiennent une patisserie, Anjali. Le père est contre cette union et contre toute attente, les tourtereaux se marient. Bléssé dans son amour propre, le père ne reconnait plus son fils qui part sans la bénédiction de son mariage.

Retour 10 ans plus tard. Bouboule est devenu un très beau jeune homme qui rentre de ses fins d'études.

Il décide de rechercher son  frère qu'il découvre à Londres, très bien installé avec femme et un garçon. Anjali est parti avec sa jeune soeur qui depuis est devenue une belle jeune femme, sexy et qui a le choix entre tous les garçons qu'elle cotoie. Elle flash sur Rohan et lui demande de venir chez elle, habitant avec Rahul et Anjali. Personne ne sait le lien de familliarité qu'unie  Rahul et Rohan (sauf ce dernier bien sur). Mais bientôt tout fini par se savoir et la confrontation entre le père et le fils va avoir lieux... dans les larmes.

 

Il est impossible de ne pas penser à Kuch kuch Hota Hai en voyant ce film.

Ce n'est pas une suite à proprement parlé mais le Rahul de KKHH est la même acteur ( Shahrukh Khan) que le Rahul de La famille indienne. L'Anjali de KKHH est la même actrice ( Kajol ) que l'Anjali de La famille indienne. Naina, la promise pour Rahul est la Tina de KKHH, toutes deux jouées par Rani Mikherrjee. Poo ressemble en plus à Naina et je me suis demandé si Rani Mikherrjee  ne poussait pas le vice à jouer deux rôles. Bref, tout ça pour dire que le clin d'oeil musical du générique avec quelques secondes de musiques de KKHH n'étaient qu'une simple coincidence.

Mais cela ne s'arrête pas là car comme dans tout bon Bollywood, il y a des passages musicaux et dansés. Les chansons sont inédites pour ce film, ou du moins avec mes connaissances limitées de ce genre de film. Par contre, à deux reprises dans le film, des morceaux musicaux repris de KKHH. C'est assez déroutant mais aussi jouissif de réentendre des chansons que j'écoute en boucle quand je suis dans ma voiture, dans une autre oeuvre cinématographique. J'ai adoré ces petits instants.

 

Que dire du film? Contrairement à KKHH, je l'ai trouvé un peu long celui-ci. Il est bien mais moins bien que l'autre. Les chansons ne m'ont pas parues retenables et je vais pas chercher à aller dans la mule pour les charger. Par contre, tout ce qui est autour de ces chansons, les vêtements, les danses, les femmes qui sont magnifiques, de vraies déesses, c'est un régal des yeux et c'est euphorisant pour moi de voir ça; j'adore! Je regarderais presque les 3h30 du film pour ces 45mn de morceaux musicaux saupoudrés le long. Les habits de tout ce monde, c'est magnifique. Inoubliable!

 

Déjà dans KKHH, j'avais remarqué que le film est coupé en deux par un arrêt sur image sur l'un des personnages avec en sous titre Intermission (entracte en Anglais). C'est pas souvent que l'on remarque ça.

Pas mal de séquences niaiseuses, à la limite nulles mais bon, je suis du mauvais coté de la Terre pour surement apprécié ce que je vois. Ca pleure à tout va, ça s'embrasse de la même manière avec une caméra qui tourne autour du couple (homme-homme, femme-femme ou homme-femme) à la façon d'un Lelouch mais en accéléré. Une partie du film se passe dans Londres et des danses de groupe dans pas mal d'endroits de la ville, comme dans la verrière du British Museum (sur ses montées d'escaliers), devant le cinéma Empire sur Leicester Square, sur Albert Embankment (face à Westminster de l'autre coté de la Tamise), etc...

Bien entendu, se passant en Europe, le petit monde qui accompagne nos acteurs-actrices dans leurs danses frénétiques est de type Européen et habillé tel quel.  C'est surment ce petit truc qui fait que c'est moins bon que KKHH. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir de voir un film typiquement Bolywoodien avec ses défauts et quand même, des qualitées, même si elles sont visuelles... ces dames.

Un film où il fleur bon avoir du respect pour ses ainés, à sous entendre ses parents, surtout le paternel qui aurait droit de vie ou de mort, si l'on était 200 ans plus tôt (ok, cela n'engage que moi).

 

A revoir quand j'aurais digéré cette première vision.

 

A quoi se souvenir?

Poo passe en revue des garçons pour l'accompagner pour le bal de fin d'annés et elle leur donne des notes de 0 à 10. Devant l'un des garçons, beau comme un dieu, c'est lui qui met une note de 2 pts et s'en va. Pas blessée pour un sou, elle dit que c'est lui qu'elle veut!

Ma note:

2 étoiles

Fiche technique
Film indien.
Date de sortie en Inde: 16 octobre 1998
Genre: bollywoodien
Durée: 2h57
Scénario: Karan Johar
Musique: Jatin-Lalit
Directeur de la photographie : Santosh Thundiiayil
Auteur lyrique: Sameer
Avec: Shahrukh Khan , Kajol , Rani Mikherrjee , Sana Saeed.

Synopsis
Anjali, petite fille de 8 ans, tente avec l'aide de sa grand-mère de refaire tomber amoureuse celle qui aimait son père, au lycée.

Mon avis : Un film bollywoodien dans la plus pure tradition; dépaysement garanti!

 Ce film est en deux parties.

1) Anjali, fillette de 8 ans, lit la dernière des 8 lettres que sa mère, Tina, lui a écrit avant qu'elle ne meurt, peu de temps après la naissance de la fillette. Dans cette ultime lettre, sa mère lui raconte la rencontre avec celui qui allait devenir son père, Rahul, et l'histoire d'une troisième personne qui était amoureuse en secret de ce même Rahul et qui a préféré s'effacer devant cet amour naissant entre ses deux meilleurs amis de lycée. Le nom de cette jeune femme? Anjali, comme elle.
La lecture de cette lettre de son 8ème anniversaire de sa mère décédée, donne lieu à un flash-back sur les années lycée de ce trio.
2) La seconde partie du film est le temps présent où Anjali-fillette tente, dans un premier temps de retrouver cette Anjali-femme, et dans un second temps, de faire retomber amoureux son père.

Alors ce qui est magnifique avec Kuch kuch hota hai c'est que la durée des, presque 3h, passe à une vitesse dont on ne se rend même pas compte. Le flash-back de la première partie dure la moitié du film, c'est vous dire. Le montage du film en lui même est le principal moteur de ce sentiment de surprise.

Avant de voir ce film, il faut mettre de coté tout ce qui est logique de la réalité selon notre point de vue cartésien. Nous sommes dans un film bollywoodien qui est fait pour que nous rêvions. Preuve en est dans la seconde partie puisque, par exemple, Anjali-fillette s'en va dans une colonie de vacances pour l'été; elle y rencontrera (comme par hasard) l'Anjali-femme qui est animatrice de chant (ça tombe bien pour un film musical) qui ne connait pas la fillette et du coup, le passé de celle-ci. La fillette ayant compris qui est cette femme, attire son père sous un faux prétexte (maladie imaginaire) dans la colonie de vacances et PAF! Cupidon n'est pas loin. Sauf que... sauf que Anjali-femme est fiancée et pas loin de passer devant le curé (enfin, ça se passe en Inde, alors ça doit pas être un curé!). Patatras, c'est la dégringolade pour la fillette et le père, re-amoureux de cette femme qu'il a connu adolescent comme garçon manqué. Mais qu'à cela ne tienne, on aura tous compris qu'il y aura un retournement de situation pour que la fiancée n'aille plus avec son fiancé qui lui, comprendra ce nouvel amour.
Mélodrame assuré avec des larmes et des yeux rouge, musique bien appuyée pour donner ce sentiment d'un monde qui s'écroule quand l'horrible vérité (le futur mariage) est révélée, etc, etc...
Alors oui, avec nos yeux d'occidentaux, on peut trouver certaines situations surjouées, presque comiques tellement c'est neuneu, mais les personnages sont si touchants, si attendrissants, que l'on se plonge facilement dans l'histoire du film, et dans l'histoire de cet amour. Et du coup on ne s'ennuie pas une seule seconde. De toute façon, tout concourt à ne pas s'ennuyer: le jeu des acteurs (si si), les paysages, la musique (ah, la musique, un régal), les chorégraphies, la beauté des actrices (je fond, je fond...),etc.

Ingrédient principal de tout film de cette catégorie: la musique.
En Inde, avant qu'un film soit sur le point de sortir en salles obscures, les chansons passent tout le temps à la radio, devenant des hits. Si bien que lorsque le film sort, les gens veulent mettrent des images sur la musique qu'ils n'ont pas cessés d'entendre et aussi, de voir les chorégraphies des danseurs et acteurs. Kuch kuch hota hai (KKHH) possède son lot de chansons immédiatement mémorables au nombre de 8. Des titres musicaux et visuels qui durent tous pas loin de 7mn (soit une cinquantaine de mn sur un film de 3heures!!!). Chapeau bas, messieurs!
Le premier titre est Ladki Badi Anjani Hai (les jeux sont ouverts pour me trouver la traduction!) et quand on voit ce mélange de minijupes et de Sari, de musique traditionnelle et de guitare électrique, de danses typées indiennes et d'autres dignes des boites de nuits de nos pays, on ne peut s'empêcher de penser au Grease que tout le monde connait. Il faut dire que les amourettes entre la fille la plus belle du lycée (que tous les garçons aiment secrètement) et le garçon convoité par toutes les filles qui se retournent sur son passage, on pense au couple travolta et Newton-John. Alors les années Lycées et la partie musicale, ça fait re-tilt.
Un autre titre (celui que j'adore) est Saajanji Ghar Aaye. C'est la scène où Anjali-femme et son fiancé sont sur le point de se marier, mais Rahul apparaît et la mariée ne sais plus à quel saint se vouer (ils ont des saints en Inde?). Un ravissement des yeux avec ces danses exotiques de tout un monde à l'unisson; de ces couleurs qui explosent à l'écran de bout en bout (le cinémascope est une chose magnifique).
Et Anjali-femme avec sa toilette de mariée, son maquillage au henné et les bijoux qui dégringolent de tout son long, elle est la plus belle de toutes. J'aurais une question: où est le moule qui confectionne ces femmes, toutes dignes d'être des miss monde??? Où est il? Indiana Jones ferait mieux de le chercher plutôt que l'arche perdue!
Ce qui est bien dans ces morceau musicaux, c'est que ça commence des fois sur la montagne pour finir au bord de l'eau, le rêve à portée de l'écran. Et l'Inde possède des paysages magnifiques. Tantôt l'on se croirait dans les Alpes Suisses, tantôt dans les plaines verdoyantes d'Ecosse.

Le film a eu 8 récompenses au Filmfare Award. Ce sont les lecteurs du Filmfare magazine qui votent pour le film gagnant. KKHH a eu les prix les plus prestigieux; meilleur film, réalisateur, acteur, acteur dans un second rôle, scénario. Meilleure actrice, actrice dans un second rôle, direction artistique.

Lors de son passage télé, ARTE donnait le titre VF comme Laisse parler ton coeur. Mais KKHH voudrais plutôt dire quelque chose de spécial ou il y a quelque chose qui se passe dans mon coeur, une définition du coup de foudre.

Récemment, est sorti en France (le 27 avril 2005) un film où joue Shahrukh Khan (Rahul), New York Massala. Et le 26 mai dernier est sorti chez nous, la famille indienne, film du même réalisateur que ce KKHH.

Avec ses 8 césars Indiens, KKHH est toujours le film préféré des spectateurs indiens selon un récent sondage. Je suis pas indien, mais moi aussi (mais bon, à part Raja Industani, j'en ai pas vu d'autres). C'est un film à voir pour qui aime ce genre de films; et surtout, il ne faut pas prendre au sérieux. Déjà que j'adore les comédies musicales, quand elles sont hors normes, je suis tout chose et j'ai obligatoirement la banane.


Note : 3 étoiles