Pays: France

Date de sortie: 11 avril 2001

Genre: drame

Scénariste: Jean-François Richet

Musique: Bruno Coulais

Photo: Christophe Beaucame, Guillaume Desfontaines, Ursula Signon, Jean Legrand

Durée: 1h30

Avec Virginie Ledoyen, Yazid Aït, Mar Sodupe, Jean-François Stevenin, Brigitte Rouan, Bruno Putzulu,

 L'histoire:

Elles sont en stage professionnel, Karim travaille à l'usine et Manu glande gentiment. Ils vivent dans la même banlieue parisienne, et se retrouvent pendant leur temps libre. Tout va bien et Maria se prépare doucement à annoncer à ses parents que son amoureux, qu'elle ne leur a pas encore présenté, est d'origine arabe. Tout va bien donc, jusqu'au jour où, pour un petit vol à l'étalage et parce que, effrontée, elle provoque les vigiles du supermarché, Maria va se retrouver au poste de police. De fil en aiguille, elle sera victime d'un drame insupportable que, pourtant, on imagine assez ordinaire dans ces lieux où s'affirme unilatéralement la domination du système répressif. L'unité brisée de la vie des quatre amis devra être vengée.

 Ma critique:

Il est des films où une petite culotte est synonyme de rencontre amoureuse, de coup de foudre, d'une relation qui s'installe petit à petit pour arriver à ce que tout le monde cherche ici bas: le bonheur. Des films comme Margie par exemple. Et puis il est d'autres films où la petite culotte volée au Leclerc du coin, fait que la coupable finis avec un flingue dans les mains, sous la pluie, en train de pointer un flic pourris.

Dans le rôle de Maria, Virginie Ledoyen qui en fait des tonnes. Pas elle, son personnage. Elle se fait coincer par les vigils de la grande surface et elle les prend de haut. Qu'importe, ceux-ci appellent les flics. Ces derniers arrivent et c'est comme si elle leur parlait à de la merde. Aller, ni une, ni deux, aller direct au poste.

Dans le rôle du flic  mysogine, raciste, violent: Jean François Stevenin, dans ses oeuvres.

Un flic qui se la joue t'es qu'une merde mais quand l'inspecteur est dans les parages ( Bruno Putzulu), il se la fait profil bas. Sauf que les parages, c'est pas tout le temps et le flic pourri n'en fera qu'à sa tête ... et à son bas ventre.

Sinon on retrouve pour la première fois Stomy Bugsy campant un jeune homme qui voudrait sortir avec une fille mais dont les approches sont trop brusques. Ainsi que Yazid Aït (que je ne connais pas) qui est le copain sensé de Maria, celui qui essayera de la sortir de ses emmerdes. Un personnage somme toute sympathique.

Un film où le Français est un flic pourri et où le magrébin une personne qui s'en sort en travaillant en usine, qui chasse le trafiquant de drogue du quartier. Mais il y a aussi le gentil Français en la personne de l'inspecteur et le méchant magrébin qui se fait arrêter chez lui en posséssion d'un sachet de drogue. Finalement, on ne sais plus à quel saint se vouer.

A l'origine, De l'amour devait s'intituler « L'Avenir est derrière nous ». Les changements que Jean-François Richet et Yazid Aït, les deux scénaristes, ont apporté au script, le rendant moins sombre, ont incité les auteurs à opter pour un autre titre.

Pas grand chose à dire sur ce petit film qui sonne bon un passage M6 un lundi soir. Disons que de Jean-François Richet j'avais plus aimer voir son Etats des lieux datant de 1995 et en noir et blanc.

 

A retenir

Le plan où les deux jeunes femmes regardent Halloween de Carpenter. Maria est murée dans son silence sur le lit, face à la télévision, tête sur les épaules de Linda. L'image tourne prograssivement de l'horizontale à la verticale. La musique additionnné laisse une impression de malaise.

Ma note:

2 etoiles

Le plan omùplan